Pour la Farandole, l’année 2026 est placée sous le signe de la renaissance des créations et des traditions. C’est ainsi que, pour la première fois depuis 2009, elle a de nouveau organisé le traditionnel Jeu des œufs, avec des règles légèrement adaptées. Pour le plus grand plaisir des spectateurs, qui s’étaient rassemblés malgré la chaleur torride de ce début d’été et ont ainsi pu suivre le duel passionnant entre le lanceur et le coureur.
Das Jahr 2026 steht für die Farandole ganz im Zeichen der Wiederbelebung der Kreationen und Traditionen. So führte sie zum ersten Mal seit 2009 wieder das traditionsreiche Eierspiel durch, mit leicht angepassten Regeln. Dies zum grossen Vergnügen der Zuschauenden, die sich trotz der sengenden Frühsommerhitze eingefunden hatten und so den spannenden Zweikampf des Werfenden und des Sprinters mitverfolgen konnten.
La représentation du spectacle annuel faisait bien sûr partie intégrante de la fête de mai. Comme toujours, un fil conducteur structurait les danses : cette année, il prenait la forme d’une histoire d’amour dramatique. Dans la première partie, Colin, apprécié de tous, tente de gagner les faveurs de la charmante Mariette. Cormite, le cordonnier maladroit qui courtise lui aussi Mariette, essaie de rivaliser avec Colin, mais échoue lamentablement. Outre les premières danses autour de ce triangle amoureux, un intermède hilarant mettant en scène des chasseurs, des chèvres et le dragon de Gottéron est venu compléter la première partie. La Petite Troupe ne pouvait bien sûr pas manquer à l’appel, et sa prestation a permis aux « grands » de souffler un peu entre leurs parties.
Integraler Bestandteil des Maifests war dann natürlich auch die Aufführung des jährlichen Spektakels. Wie immer gab es einen roten Faden, der die Tänze strukturierte: Dieses Jahr kam dieser in Form einer dramatischen Liebesgeschichte daher. Im ersten Teil bemüht sich Colin, der von allen gemocht wird, um die Gunst der charmanten Mariette. Der tollpatschige Schumacher Cormite, der ebenfalls um Mariettes Zuneigung wirbt, versucht, mit Colin zu konkurrieren, scheitert jedoch kläglich. Neben den ersten Tänzen rund um dieses Liebesdreieck vervollständigte auch das lustige Intermezzo samt Jäger, Ziegen und Gottéron-Drache den ersten Teil. Fehlen durfte natürlich auch La Petite Troupe nicht, deren Auftritt den « Grossen » eine kleine Verschnaufpause zwischen ihren Teilen verschaffte.
Puis, c’est à nouveau au tour des « grands » de poursuivre cette histoire d’amour. Dans la deuxième partie, l’accent est mis sur Mariette et sa meilleure amie, Suzette. Dans la danse intime à deux intitulée « Nos vœux d’amour », Suzette raconte sa propre histoire d’amour. Cette création originale, associée à la reprise de « Métronome », est à l’origine du titre du programme, « Créer, c’est donner vie ». Forte des expériences et des leçons tirées au fil de l’intrigue, Mariette se décide finalement pour le très apprécié Colin et scelle son choix par un petit bisou. Pour laisser les esprits se calmer un peu, tout le monde méritait une pause : l’heure de l’entracte.
Danach war es wieder Zeit für die « Grossen », die Liebesgeschichte fortzuführen. Der Fokus des zweiten Teils liegt erneut auf Mariette und ihrer besten Freundin Suzette. In dem intimen Zweiertanz Nos vœux d’amour erzählt Suzette von ihrer Liebesgeschichte. Als Neukreation bildet das Stück zusammen mit der Wiederaufnahme von Métronome die Grundlage für den Programmtitel « Gestalten verleiht Lebendigkeit ». Aus den Erfahrungen und Lektionen, die sie im Laufe der Handlung gesammelt hat, entscheidet sich Mariette am Ende für den beliebten Colin und besiegelt ihre Wahl mit einem zarten Kuss. Um die Gemüter etwas abkühlen zu lassen, hatten alle eine Pause verdient: Zeit für den Entracte.
C’était d’ailleurs bien nécessaire, car le mariage de Colin et Mariette a été rapidement interrompu par un quartette plein d’énergie, les « Fous ». Mais les invités ne se sont pas laissés faire longtemps face à ces pitreries, et le conflit a débouché sur une bagarre générale qui a mis définitivement les fous en fuite. Les danses joyeuses et paisibles ont repris leur cours, jusqu’à ce que le dragon malveillant vienne tout bouleverser. C’est alors qu’est apparu un ermite, qui avait entendu les appels à l’aide des villageois. Au terme d’un combat haletant, il terrassa le dragon. À la surprise générale, c’était Cormite, jusque-là toujours sous-estimé, qui se cachait sous sa capuche. Grâce à son exploit héroïque, il gagna le cœur des villageois, et plus rien ne s’opposait désormais à son propre mariage avec Mariette.
Das war auch bitter nötig, denn die Hochzeit zwischen Colin und Mariette wurde schon nach kurzer Zeit von einem energiegeladenen Quartett, den sogenannten « Fous », unterbrochen. Das närrische Treiben liess die Hochzeitsgemeinschaft jedoch nicht lange auf sich sitzen, und so gipfelte der Konflikt in einer saftigen Schlägerei, die die Narren endgültig in die Flucht schlug. Das fröhlich-friedliche Tanztreiben nahm seinen Lauf, bis der boshafte Drache alles auf den Kopf stellte. In diesem Moment erschien ein Eremit, der die Hilferufe der Dorfgemeinschaft erhört hatte. Nach einem nervenaufreibenden Kampf streckte er den Drachen nieder. Zur Überraschung aller verbarg sich unter seiner Kapuze jedoch der zuvor stets unterschätzte Cormite. Durch seine Heldentat gewann er die Herzen der Dorfbewohner, und seiner eigenen Hochzeit mit Mariette stand schliesslich nichts mehr im Wege.
Photos: La Farandole de Courtepin, Sébastien Berset

